La droite progressiste a toujours une place dans la politique française avec l’UDI

Article paru dans l’Express de Toronto
Par Lina Fourneau, 29 mai 2018 à 14h00

Depuis l’échec du parti Les Républicains (LR) après l’affaire Fillon, la ligne de la droite a dévié vers le conservatisme. Le nouveau chef du parti, Laurent Wauquiez semble se rapprocher des idées nationalistes, mais pour l’Union des démocrates et indépendants (UDI), le centre droit existe toujours.

Ici en Ontario, c’est le conseiller consulaire Marc Cormier qui représente ce très récent parti. Pourtant pas si nouveau, comme nous l’explique ce dernier. Tout est bâti sur un ancien terrain, l’UDF.

Une réunion des droites

Le parti historique de l’Union pour la démocratie français a vu défiler des grands noms de la politique française comme l’ancien président Valéry Giscard D’Estaing ou la très renommée Simone Veil. Présent sur l’échiquier politique français depuis 2012, l’UDI espère profiter de l’effritement de la droite pour représenter les valeurs du parti.

Valeurs auxquelles Marc Cormier a totalement adhéré dès le départ et selon lui, il «n’a jamais été question de changer de boutique».

Des libéraux aux centristes en passant par les radicaux, ce parti de centre droit représente aujourd’hui une plaque tournante pour toutes les idéologies de droite. Mais depuis la création de la République en Marche, le parti du président Macron, le centre est-il toujours légitime ?

Le «oui, mais» du président

Pour Marc, la ligne de l’UDI «n’est pas contraire à LREM». À l’Assemblée nationale en France, l’UDI représente aujourd’hui un «oui, mais» pour ne pas laisser le parti majoritaire devenir unique. «On va se différencier des partis extrémistes qui rejettent tout» ajoute notre interlocuteur.

Ce qui pourrait distinguer l’UDI du parti «ni de droite ni de gauche» de Macron reste son ancienneté. Même si le parti n’a été créé qu’en 2012, il se différencie sûrement de LREM par l’expérience de ses cadres.

«Tout reste très vertical dans le parti de Macron, les directions viennent d’en haut» affirme le conseiller consulaire à L’Express.

À l’époque, Marc Cormier était arrivé sous l’étiquette UMP, le prédécesseur des Républicains. Mais depuis 2014, les temps ont bien changé et Marc Cormier réalise vite que trois différentes droites se formaient. «Les bonapartistes et libéraux ne pouvaient plus aller ensemble» assure Marc.

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